Comme son frère Michel, Jean-Pierre n'a jamais craint l'adversité sur un terrain de golf même s'il s'est épanoui plus tardivement. Cet épanouissement a des ressemblances à la fois à des plantes vivaces et à des fleurs annuelles dans le sens qu'il semble permanent et qu'il atteint des sommets au coeur des saisons estivales. Son caractère fougueux mais franc a, au fil des ans, déteint favorablement sur son jeu de sorte qu'on peut désormais affirmer: "Qui s'y frotte s'y pique". Jean-Pierre a fait la pluie et le beau temps dans le circuit régional, notamment en l'an 2000, où il a été champion du district tant dans la catégorie "amateur" que "sénior". Il s'est aussi signalé sur le circuit provincial par ses performances dans le Duc de Kent où il est devenu près d'être couronné champion quelques fois. Il a aussi représenté le Québec dans des compétitions canadiennes. Champion du Club tant dans le Medal play que le Match play, il a toujours su comment élever son jeu d'un cran lorsque l'enjeu devient important. (par Jean-Marc Tardif)
Doté d'un talent naturel et d'une force de caractère exceptionnelle, Michel Bilodeau a fait sa marque au Alpin d'abord et ensuite au Royal Québec. Michel, utilisant son imagination comme nul autre, est un des meilleurs golfeurs, sinon le meilleur, que le Club Royal Québec n'ait connu pour se sortir de situations désespérées. Champion du Club en 1967, deuxième au Duc de Kent en 1964 à sa première participation, adversaire de taille et craint par les Pouliot, Chouinard et Gagné, il a performé tant au niveau régional que provincial. À la fin des années 1960, Michel a mis sa carrière en veilleuse pour compléter des études post-universitaires. Par la suite, il a abandonné la compétition et le golf est demeuré pour lui un jeu plus à caractère social. Maintenant retraité, il pratique principalement son sport favori dans la région de Sherbrooke tout en demeurant membre extérieur au Royal Québec. Son talent, sa détermination et son imagination demeurent toujours aussi présents. (par François Mathieu et Jean-Marc Tardif)
Durant les années 1950, j'ai eu la chance de connaître Estelle Côté car elle demeurait dans la maison voisine de chez-moi. Pour l'avoir connu depuis longtemps, je peux me permettre d'énumérer quelques-unes de ses qualités. Premièrement, au golf, Estelle est une fière compétitrice, n'abandonnant jamais. Deuxièmement, forte en relations publiques, elle est une ambassadrice hors-pair pour notre club. Troisièmement, optimiste, enjouée, de bonne humeur, elle incarne la joie de vivre.
Nous avons eu beaucoup de plaisir à jouer au golf ensemble et à compétitionner une contre l'autre. Nous étions des compétitrices féroces. Nous le sommes encore ! (par Monique Langlais)
Voilà quatre jeunes joueurs qui constituent le coeur de la relève au Club. Tous les quatre ont déployé les efforts nécessaires pour atteindre le calibre de jeu qu'ils et elles nous offrent. Alexandre, Marie-Ève, Amélie et Éric ont tous excellé tant au niveau régional, provincial que canadien. Cependant, même s'ils et elles adorent le golf, ils et elles ont toujours su identifier les vraies priorités et ont placé leurs études au premier rang.
Nous espérons tous que le Club de golf Royal Québec saura maintenir des conditions intéressantes pour favoriser et promouvoir le développement des jeunes joueurs talentueux afin de maintenir la réputation que le Club a acquise au fil des ans. (par Jean-Marc Tardif)
Membre du Royal Québec depuis plus de 40 ans, Gérard a âprement mérité son statut de membre honoraire. Bénévole par excellence, dévoué sans limite, il rend bien des services aux membres, services qui apparaissent invisibles. Par exemple, c'est grâce à lui que nous savons la distance qu'il nous reste pour atteindre les verts, car c'est lui qui a pris en charge d'indiquer sur les têtes d'arroseurs les dites distances. Archiviste, photographe, organisateur de tournois, Gérard est une encyclopédie vivante de l'histoire du club. Il compile annuellement les trous d'un coup, monte des volumes sur les principaux faits saillants des saisons et nourrit les canards au trou no 6 du Québec. Depuis qu'il est membre au Royal-Québec, il n'a jamais raté une assemblée des actionnaires ce qui démontre son attachement au club. Joueur méthodique, adorant pratiquer, il a maintenu un handicap de 5 durant sa carrière active. Il a aussi excellé dans d'autres sports tel l'haltérophilie et déjà détenu un record canadien dans cette discipline.
Le réputé président Guillaume Piette disait lors de la fête du centenaire de 1974 que Gérard était sans doute le meilleur capitaine que le club n'ait connu. Aujourd'hui, on peut ajouter que c'est sans doute le membre qui dénote le plus grand attachement au Club de golf Royal Québec. (par Guy Rousseau, Raymond Roy et Jean-Marc Tardif)
André Gagné(Membre du Club Samedi de Jouer de 1984 à 1996 et membre honoraire à vie)
Dès son jeune âge, André a été initié au golf dans le rôle de caddie. Même si, durant cette période, il a pu vivre certains abus d'autorité, les expériences qu'il en a retirées se sont sans doute avérées positives et enrichissantes. Devenu membre du Royal Québec au début des années 1960, il se levait tôt pour aller pratiquer et revenait jouer après le travail.
Ce mode ordonné de pratique conjugué avec sa détermination et son désir de vaincre a fait en sorte qu'il a connu une carrière extraordinaire comme amateur. Sans avoir de statistiques précises, André est surement le golfeur qui a gravé son nom le plus souvent sur un trophée tant dans des tournois individuels qu'en équipe. Par exemple, seulement dans le 2 balles meilleure balle de Donnacona, il a remporté ce tournoi 10 fois avec différents partenaires.
Même si depuis une bonne quinzaine d'années, il a moins compétitionné, il n'en demeure pas moins qu'il est toujours considéré parmi les favoris. Au Duc de Kent, par exemple, au fil des ans, c'est lui qui attire souvent les plus grosses foules. Pourquoi ? Parce que c'est un golfeur charismatique qui n'abandonne jamais et qui peut réussir des coups extraordinaires à n'importe quel moment. Nous ne saurions compter le nombre de fois que nous croyons bien l'avoir dans les cables dans des parties amicales et qu'en fait, c'est nous qui nous sommes retrouvés dedans.
Dessinateur de profession, il a exploité ce talent en dessinant quelques parcours de golf, soit le parcours St-Ferréol et le parcours du Club de golf du Lac Pohémégamook.
À notre avis, André est le golfeur du Royal Québec qui a peut-être connu la plus belle carrière comme amateur. Maintenant retraité, il compétitionne au niveau sénior et les succès continuent. De plus, il s'investit tant au sein de notre Club de golf qu'au sein de l'Association de golf régional. Le désir de vaincre est toujours là et il déteste toujours perdre ! (par Jean-Marc Tardif et Michel Robert)
Le monde du golf offre toute sorte de situations inusitées. La région de Québec est chanceuse de compter sur un golfeur quelque peu différent dans sa manière de faire. Jacques Gravel a fait des débuts tardifs au golf, mais il a rapidement fait sa marque sur les circuits régional et provincial. Ce qui le caractérise le mieux, c'est sa prise de bâton inversée le distinguant ainsi de tous les autres golfeurs. Cela ne l'a pas empêché d'être dominant au niveau régional en remportant plusieurs compétitions. Au niveau provincial, il s'est approprié le Duc de Kent et a fait partie de l'équipe du Québec pour l'obtention de la Coupe Willingdon, ce qui constitue un exploit méritoire. Il demeure toujours un golfeur de haut calibre provincial. Enfin, il persiste. non sans raison, dans sa manière de faire, ce qui le classe dans les curiosités du golf. (par Jean-Pierre Bilodeau)
En début de carrière, quoique plus intéressé par l'aspect social du jeu, il n'a pas lésiné sur les efforts à consacrer pour polir son jeu. Depuis près de 20 ans, Michel s'adonne cependant à la compétition sérieusement et ses nombreuses victoires au niveau régional, provincial et canadien en témoignent. Gagnant du Duc de Kent en 1996, Michel a remporté les championnats de club Match play et Medal play plusieurs fois. Au niveau provincial, Michel est sans équivoque le golfeur sénior qui a le plus laissé sa marque en remportant le championnat provincial un nombre record de 6 fois et à souvent par des marges convaincantes (16 coups en 1999). Le golf aura permis à Michel de voyager et de se faire des amis un peu partout dans le monde. Fait à signaler, Michel rate rarement une occasion de participer aux tournois sociaux du club permettant ainsi à d'autres membres du club de mieux le connaître et de pouvoir apprécier son talent. Michel a été président du club de golf Royal Québec de 1985 à 1988. (par Jean-Marc Tardif)
Comme Astérix, il est tombé dans la potion magique dans son très jeune âge. Son père, Roger, a été le premier professionnel du Alpin. François y a séjourné plusieurs étés. Que faire alors, sinon que de s'adonner à ce jeu. Il a su le maîtriser dès ses premiers élans. Participant à plusieurs championnats juvénile et junior, il y a gagné ses premiers galons. Membre de l'équipe junior du Québec au championnat canadien de cette catégorie, il a y vraiment laissé sa marque. Ce désir de vaincre s'est poursuivi chez les amateurs. Gagnant de plusieurs tournois régionaux, il a été quatre fois champion Medal play du Royal Québec. Diplômé de l'Université Laval, son entrée sur le marché du travail lui a dicté une autre ligne de vie. Le golf et le travail doivent faire bon ménage et ce, dans la bonne humeur. Une façon incontournable de forger le caractère ! (par Michel Bilodeau)
C'est une blessure fâcheuse en ski qui a amené Monique Langlais à s'adonner au golf, puisque la marche lui avait été conseillée pour accélérer la guérison. Elle a connu une progression fulgurante. De 1965 à 1995, elle a obtenu 24 championnats de club. Ses performances lui ont valu une place dans les équipes du Québec pour les championnats canadiens amateur et sénior.
Monique a été la première femme à faire partie du Comité de direction en 1979, poste qu'elle a occupé 5 ans.
J'ai eu l'occasion de compétitionner avec Monique dans d'une multitude de tournois. Elle a toujours été une adversaire coriace, infatiguable, capable d'incroyables remontées mais qui respectait ses compétitrices. Nos chemins se sont souvent croisés et j'ai eu l'occasion d'observer sa régularité pendant près de 40 ans. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que Monique se classe parmi les meilleurs golfeuses que le Québec n'ait connues. (par Estelle Boucher)
Après avoir connu la gloire au badminton où il a été champion du Québec de 1951 à 1957, Paul Pouliot s'est adonné à la pratique du golf en 1953. Désireux d'atteindre les plus hauts sommets, Paul a axé ses efforts sur la pratique. Rapidement, il a gravi les échelons pour capturer plusieurs championnats du club durant les années 1960 dont 3 championnats Medal play consécutifs et 4 en 5 ans. Il a remporté 2 fois le Duc de Kent. Il est le seul golfeur à avoir été nommé l'athlète de l'année dans la région de Québec, soit en 1964.
Ne craignant personne, ayant développé un élan capable de supporter la pression, il a remporté une quantité impressionnante de tournois, dont 6 field day consécutifs en 1964. Paul a aussi consacré beucoup de temps pour les affaires du Club et se faisait un honneur d'assurer une présence au Club durant toute la période où il a été président. De nos jours, il pratique son sport favori quotidiennement sauf les jours de pluie ou d'apparence de pluie.
Il a abandonné la compétition active vers la fin années 1970. Lors de sa dernière participation au Duc de Kent, il termina deuxième derrière Raynald Paquet.
J'ai eu à côtoyer Paul Pouliot pendant plusieurs années tant sur le terrain que sur le comité de direction. Je peux affirmer sans retenue qu'il a toujours eu les intérêts du Royal Québec à coeur et il a eu l'occasion de le démontrer lors de la pérode où il fut président du Club. (par Florent Roy)
Après avoir excellé au hockey et à des sports de balle, il a commencé une carrière de golf à l'âge de 40 ans. Pendant ses années de travail à Bell Canada, il venait jouer sa partie vers 16 heures, beau temps, mauvais temps, du début du mois de mai jusqu'à la fin d'octobre jouant près de 200 parties par année.
À la retraite, il maintient un rythme de près de 300 parties par année au Québec et en Floride. Il est devenu un très bon joueur. Il a remporté plusieurs championnats de club, réussi 3 coups d'un coup et même un albatros sur le trou no 16 du Québec. Il a connu une brillante carrière chez le séniors en remportant le titre régional de Sénior de l'année à plusieurs reprises. Régulier comme une horloge, il a la réputation de ne pas s'avoir où se trouve le "light rough" tellement sa drive atteint régulièrement le centre de l'allée. Il a participé à plusieurs compétitions provinciales comme le Duc de Kent et les championnats amateur et sénior provinciaux où il a toujours fait bonne figure.
Au fil des ans, Fernand a été mon coéquipier dans les tournois par équipe. Nous avons eu la chance de remporter plusieurs victoires dans la classe AA. Fernand jouant le premier sur les tertres de départ, je n'ai, dans les faits, jamais subi de pression car j'étais quasiment toujours assuré qu'il réussirait le par ou mieux. C'est grâce à lui si nous avons tant connu de succès ensemble. (par Guy Rousseau)
Guy Rousseau (Membre substitut du Club Samedi de Jouer pendant plusieurs années)
Guy "le grand "Rousseau. Du haut de ses 6 pieds 4 pouces se cache tout un golfeur. Notre homme est venu au monde sur le parcours de Ste-Pétronille à l'Île d'Orléans; dès son jeune âge, il a été caddie, joueur, préposé aux bâtons pour le professionnel du terrain et quel joueur... Guy a toujours frappé la balle de golf à des distances plus que respectables et il est un artiste autour des verts; si vous avez besoin d'une approche avec peu de hauteur qu'il faut faire bondir sur une bosse puis rouler sur le vert près du trou, demandez-le à Guy car c'est le meilleur que je connaisse dans ce domaine. À plusieurs reprises, je l'ai vu réaliser des approches apparamment impossibles qu'il a effectuées avec brio. Il a un palmarès imposant avec des victoires au Duc de Kent, au Québec district, à Donnacona, au Charlevoix Open et avec ses nombreux championnats de club à Ste-Pétronille et au Royal Québec.
Souvent, nous entendons parler les golfeurs d'un compagnon de jeu en disant ceci: " C'est un bon gars". Pour moi, Guy en est tout un. Guy est le modèle parfait du golfeur avec un bon élan accompagné d'un excellent tempérament. (par André Gagné)
Dès son jeune âge, Michel s'est adonné à la pratique du golf dans la région de Grand-Mère où il a passé plusieurs étés à pratiquer son sport favori d'été. Le golf, même s'il occupe une place de choix dans la vie sportive de Michel, n'a pas toujours constitué la seule activité sportive où il a excellé. Il a aussi fait ses preuves au hockey et au badminton. Sa carrière comme amateur s'est avérée fort fructueuse et c'est grâce à lui que nous devons la présence de Pierre Trépanier au Club de golf Royal Québec. D'aileurs, Pierre et Michel ont fait équipe plusieurs années dans des différents tournois 2 balles meilleure balle où ils n'ont pas tardé à connaître le succès.
Au début des années 1980, Michel a choisi d'orienter sa carrière vers les professionnels. Cependant, il a toujours maintenu son abonnement au Royal Québec et gardé un contact chaleureux avec ses amis golfeurs du Club. Indiscutablement, Michel est le golfeur qui connait le mieux les règles de golf et leurs interprétations. Et il les applique scrupuleusement. Si vous jouez une partie avec Michel, vous constaterez qu'il ne déplace jamais sa balle même en début de saison où les conditions de jeu nous le permettent et c'est tout en son honneur. Sa carrière chez les professionnels lui permet de voyager dans les différentes provinces canadiennes et de pratiquer avec des joueurs de renom. Il a même eu l'occasion de battre tous les golfeurs professionnels séniors lors du Pro-Am du championnat canadien en 1998.
Joueur sérieux, agréable, capable d'affronter toutes les températures pour pratiquer son sport favori, Michel incarne la tradition et la noblesse du golf. (par Jean-Marc Tardif et André Gagné)
Florent est l'aîné d'une famille de 8 garçons. Son surnom "Guidoo" provient d'une vedette de hockey de la région de Sherbrooke de la fin des années 1930. Père d'une famille de 7 enfants, plusieurs ont été parmi l'élite canadienne dans diverses catégories sportives.
Son père, Roméo, athlète au début du siècle et joueur de baseball semi-professionnel était fier d'avoir son équipe au complet car il en ferait partie, disait-il. Florent a suivi ses traces jouant pour l'équipe de l'aviation canadienne (RCAF) durant son service militaire de la guerre 1939-1945 et a même pratiqué avec l'équipe de Toronto de la ligue Internationale.
Son séjour outremer s'est avéré difficile surtout durant la période de débarquement jusqu'à la victoire des alliés.
Après son retour triomphal à Québec, il a continué à pratiquer ses sports favoris avec succès: baseball, softball, ballon-panier, etc. Par la suite, il s'initia au golf et est devenu membre du Royal Québec durant les années 1940 où il a été membre du Conseil d'administration durant près de 25 ans.
En plus d'avoir participé au Duc de Kent plusieurs fois où il a obtenu une dixième position, il a remporté une bonne quantité de tournois dont un field day au Lorette. Au cours de sa carrière active, il a maintenu régulièrement un handicap de 2. Il a toujours su faire la part des choses entre les activités sportives et la famille et, dans ce sens, il constitue un exemple pour celle-ci. (par Raymond Roy)
Doté d'une habileté naturelle, il excelle dans plusieurs sports. En plus d'être parmi les meilleurs golfeurs du Québec, il est aussi un excellent skieur. Son habileté dans ses coups d'approche autour des verts est à égalité avec les meilleurs au monde incluant les professionnels. C'est un joueur qui aime la compétition tant dans les tournois que dans les parties entre amis. On ne peut trouver meilleur compagnon de voyage. Michel est un homme de grand coeur, toujours prêt à faire plaisir à ses compagnons. Bon vivant, il cherche toujours le bon côté d'une situation difficile. Chez les gens, il recherche toujours les qualités et ne parlera jamais de leurs défauts.
Michel détient le record du Royal avec une ronde de 63 en compétition. C'est lui qui m'a entraîné dans la compétition sérieuse et je l'en remercie. (par Michel Giroux)
Au début des années 1960, Pierre est devenu caddie au Royal Québec par la force des choses. Pierre et son frère Alain ont du exercer ce métier dès leur jeune âge suite au décès de leur père. Cette expérience, même si pour Pierre n'a certes pas constitué la plus belle de sa vie, lui aura appris les rudiments du golf et cela d'une manière durable. Il aura été caddie jusqu'à l'âge de 17 ans. Dès l'âge de 11 ans, il a pu faire ses premiers élans et pouvait jouer tôt le matin. À l'âge de 18 ans , il a pu se payer sa première carte d'abonnement et il fit rapidement ses preuves en remportant le championnat junior régional en 1971. L'année suivante, il n'a pu renouveller sa carte d'abonnement en raison des coûts trop élevés. Ce n'est qu'en 1975 qu'il s'abonne au club de golf de Courville. En 1977, il prend son abonnemement au Royal Québec, ayant économisé tout l'hiver pour réunir la somme nécessaire pour payer la cotisation.
Pendant les 20 années qui ont suivi, Pierre se sera avéré le golfeur qui aura connu le plus de succès sur le circuit amateur étant nommé 10 fois le golfeur de l'année dans la région de Québec et ayant remporté 8 fois le championnat du district de Québec.
J'ai eu la chance de jouer avec plusieurs bons joueurs du Royal Québec. Pierre aura été celui qui m'aura le plus impressionné en atteignant régulièrement le centre des allées sur ses coups de départ et les drapeaux continuellement avec ses fers. Aussi, j'ai toujours admiré son humilité et sa simplicité qui font de lui un personnage attachant.
Il est à espérer qu'il fera un retour à la compétition afin qu'on puisse de nouveau apprécier la qualité supérieure de son jeu. Mille fois merci pour toutes ces belles années au Royal Québec.
(par Jean-Marc Tardif)
Peu après ses premiers pas, Garney apprenait déjà le maniement des bâtons de golf sous les conseils de ses parents. À l'âge de 5 ans, il inaugura le champ de pratique d'André Gingras à l'Île d'Orléans en claquant une coup de plus de 75 verges. Nul ne pouvait douter de ses performances futures. Le golf lui a permis de voyager au Québec, au Canada, aux États-Unis et dans quelques pays du monde. En 1986, alors qu'Edmonton dominait le hockey, le "Edmonton Journal" lui avait offert la première page car il était en tête au championnat junior canadien et notait sa ressemblance avec l'ailier droit de Wayne Gretzky, Jari Kurri. Garney a autographié plusieurs fois la photo immense du journal à plusieurs partisanes lors de la dernière ronde de ce championnat. Garney n'a jamais oublié sa région natale et demeure toujours un joueur de calibre supérieur. Il compétitionne à l'occasion sur certains circuits Mini-tour et côtoie des joueurs voulant atteindre les plus hauts sommets. Il compte, sans aucun doute, sur plusieurs années de golf de qualité devant lui. (par Clément Vézina)